NOTRE DAME DE MEYRAN
Saint-Victor-Lacoste: (Sanctum Victorem) 1220
Commune non loin de Roquemaure, ce prieuré aurait appartenu au chapitre cathédral d’Uzès. Sur un document de l’institut de la Sainte Famille de Manissy, Notre dame de Meyran était une propriété des Templiers.
L’évêque
d’Uzès aurait donné ses terres a l’Ordre du temple. La première mention
de Mayran figure dans une charte de Louis l’Aveugle datée de 896. Dans
ce document, il s’agit de l’église Saint Martin qui est située près du
Vieux Mayran-Marianum Veterem (page 411 de « De la Maison du Père à La
Maison Commune » par Elie Pélaquié). D’après l’étymologiste Alain
Nouvel, Mayran dériverait effectivement de « Marianum », formé du nom
romain Marius et du suffixe « anum ». Orientée vers l’Est, la chapelle
de style roman, est bâtie sur un plan en forme de croix latine à trois
hémicycles. L’abside est encadrée par des absidioles qui s’ouvrent sur
le transept.
La chapelle à travers les siècles a subi quelques transformations. La nef a été surélevée, les anciennes assises sont nettement marquées.Délimité par quatre arcades, le carré du transept sert de base au clocher. Des « trompes en cul de four » construites à chacun des angles le transforment en octogone. Ce clocher octogonal est coiffé d’une coupole qui supporte « une lanterne » en moellons finement taillés, décorée à sa partie supérieure de frises à dents d’engrenage. Cette tour contenant la cloche a été surmontée, lors d’une mission en 1867, d’une statue de la Vierge.
D’après les notes du savant bagnolais Léon Allègre, rédigées de 1845 à 1848, la nef offrait la particularité très rare de n’être pas voûtée, mais simplement recouverte d’une toiture portant sur des para-feuilles et charpentes apparentes. La voûte actuelle, en brique, date du XIXe siècle.Les ouvertures pratiquées dans la partie supérieure ont été obturées, ainsi que la porte d’entrée qui s’ouvrait au Sud. Un autre accès a été percé à l’Ouest, dans l’axe de la nef et orné d’un bas relief, daté de 1768, représentant deux moines agenouillés au pied de la Vierge.Sur les pierres d’angle de la chapelle latérale sud, on distingue des marques en creux dont le demi-cercle partagé en trois ou quatre rayons fait penser à un repère destiné à évaluer le temps de travail sur le chantier de construction.
Ces
marques lapidaires apparaissent sur de nombreuses chapelles romanes et
font l’objet de plusieurs études universitaires. La chapelle de Mayran
possédait des ex-voto qui sont maintenant installés dans la sacristie de
l’église paroissiale.
On peut les voir, pendant l’été, lors des journées de visite organisée.
Ces ex-voto de facture naïve sont maintenant classés et protégés. Les
plus anciens sont du XVIIe siècle et les derniers du XIXe. Un des plus
curieux représente deux paysans, le père et le fils qui en l’an 1630
furent attaqués par un loup. On y voit les deux hommes se battant avec
le loup, sous la protection de Notre-Dame de Mayran qui apparaît sur un
nuage. En ces lieux plane une légende gnostique mentionnant la retraite
d’un « petit fils » de Marie Madeleine qui devint 1er évêque d’Uzès…Les
bénévoles de l’association Ermitage de Mayran et Sites Historiques se
mobilisent le 1er mai de chaque année pour une opération nettoyage et
débroussaillage des abords du site de Mayran….
Commune non loin de Roquemaure, ce prieuré aurait appartenu au chapitre cathédral d’Uzès. Sur un document de l’institut de la Sainte Famille de Manissy, Notre dame de Meyran était une propriété des Templiers.
La chapelle à travers les siècles a subi quelques transformations. La nef a été surélevée, les anciennes assises sont nettement marquées.Délimité par quatre arcades, le carré du transept sert de base au clocher. Des « trompes en cul de four » construites à chacun des angles le transforment en octogone. Ce clocher octogonal est coiffé d’une coupole qui supporte « une lanterne » en moellons finement taillés, décorée à sa partie supérieure de frises à dents d’engrenage. Cette tour contenant la cloche a été surmontée, lors d’une mission en 1867, d’une statue de la Vierge.
D’après les notes du savant bagnolais Léon Allègre, rédigées de 1845 à 1848, la nef offrait la particularité très rare de n’être pas voûtée, mais simplement recouverte d’une toiture portant sur des para-feuilles et charpentes apparentes. La voûte actuelle, en brique, date du XIXe siècle.Les ouvertures pratiquées dans la partie supérieure ont été obturées, ainsi que la porte d’entrée qui s’ouvrait au Sud. Un autre accès a été percé à l’Ouest, dans l’axe de la nef et orné d’un bas relief, daté de 1768, représentant deux moines agenouillés au pied de la Vierge.Sur les pierres d’angle de la chapelle latérale sud, on distingue des marques en creux dont le demi-cercle partagé en trois ou quatre rayons fait penser à un repère destiné à évaluer le temps de travail sur le chantier de construction.
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